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BRP Europe à Majorque en Espagne

Dans la semaine du 9 mars 2015 BRP Europe tenait son évènement de presse pour le lancement du tout nouveau Can-Am Spyder F3 à Majorque en Espagne. Quelques dizaines de journalistes et de personnalité dans le monde du Spyder étaient invités à venir essayer le tout nouveau F3 sur les magnifiques routes de Majorque. Malgré le fait que le tout nouveau F3 est déjà sur les routes depuis quelques semaines et que plusieurs ont déjà fait leur analyse il est toujours intéressant d’entendre les gens nous donner leur impressions lorsqu’ils font l’essai pour la première fois du F3. Parmi les invités il y avait Rodolphe Cuzon du Passion Spyder Club. Ce dernier à bien voulu partager son expérience avec les lecteurs de Spyder TV avec le dernier né de BRP

 

Vendredi 13/03 :

Arrivé en fin d’après-midi à Majorque, direction notre camp de base pour cet essai.
Première surprise notre camp de base est vraiment magnifique.  majorque 10
Deuxième surprise, il va falloir que je me remette sérieusement aux langues anglaise et espagnole car  nous sommes quatre forumeurs venus d’Allemagne (Nose), d’Autriche(Siggi), d’Espagne (Eric) et de France (votre serviteur). À notre arrivée le staff de BRP nous accueille pour nous souhaiter la bienvenue. On nous dirige vers le bar de l’hôtel et après une longue attente (avec consommation raisonnable) on nous fait découvrir le nouveau Can Am Spyder F3 fièrement installé dans une salle d’exposition.

Premier contact visuel… Il est trapu le bougre !

Chacun de nous tourne autour des deux F3 exposés, un peu comme des fauves autour d’une proie. Premier réflexe, je saisi le guidon et une poignée passager et je tire le F3 vers moi. Étonnement de Danielle de chez BRP. Je lui explique que c’est pour voir la réaction des suspensions. Il bouge à peine, fini l’attitude yoyo des amortisseurs avant, déjà atténuée sur les RT 2014 c’est bon signe.

Essai en statique de la position, si décriée, ça surprend un peu car on est plus bas que sur un RT  mais on se positionne naturellement un peu comme dans un petit fauteuil. La position ‘’rider’’ n’est pas aussi prononcée que sur certains modèles de deux roues. Le système UFIT devrait satisfaire tout le monde. Un seul bémol, les ajustements mécaniques nécessaires (tige de frein et de sélecteur pour le SM6) pour une position de conduite optimale empêche de partager la conduite sur une sortie. Tirage au sort obligatoire à moins d’être célibataire. Certes la solution d’avoir chacun le sien existe et c’est peut être un objectif caché de BRP…

Le F3 a une carrosserie minimale avec, selon moi, toujours cette finition molle des plastiques et de l’ancrage (éléments qui s’enfoncent et émettent un craquement sous la pression).
Ce qui me plait, c’est la visibilité et donc l’accessibilité sur la partie moteur. Plus besoin de passer du temps et de la patience à déshabiller le Spyder pour faire entre autre une vidange d’huile.

Présentation également des accessoires (pas tous) disponibles et des vêtements et équipements qui vont avec le F3. Bof, rien qui me tente, valises plus proches de la trousse de toilette et en tout cas pas le jet avec écran solaire rétractable. On dirait un casque de supermarché…
Pour le coffre avant, sans répéter ce qui a déjà été dit, on s’approche du vide poche. Petite remarque faite à BRP concernant la gamme restreinte en Europe par rapport à l’Amérique du Nord. Seulement quatre finitions (1 F3 SM6 noir, 3 F3-S SE6 noir, rouge ou gris)…

Au bout d’une demi-heure nous demandons à l’unisson si on peu partir tout de suite faire un essai de nuit pour tester l’éclairage. Réponse de BRP : Non, demain… Dommage.
On se rabat donc sur un dîner d’échanges entre forumeurs avec un dodo pas trop tard pour être en forme.

Samedi 14/03 :

majorqueRéveillé avant la sonnerie du réveil, bizarre…
Le rendez-vous est fixé pour 09h00, mais à 08h15 tout le monde est chaud bouillant. Prêt à découvrir le F3 sur un parcours, adopté la veille à l’unanimité, 150 kms qui nous ferons passer par tous les types de routes le long de la côte nord-ouest de l’île. Si vous ne connaissez pas Majorque, ça vaut le voyage. J’y retournerais avec plaisir et au guidon d’un Spyder. Nous sommes en direction du circuit automobile de Majorque pour prendre possession des F3, après avoir signé le petit papier nécessaire.

Chacun choisi sa bête et son équipement, selon nos besoin dans le paddock BRP.
Nose lui est venu avec tout son équipement. Siggi, Eric et moi prenons le risque de ne pas prendre d’équipement de pluie (ouf! y en a pas eu). De toute façon il n’y avait pas la place…

majorque 3majorque 2majorque 4majorque 1

Mon modèle d’essai sera un F3-S, comme Siggi et Eric. Nose lui à préféré un F3 boîte méca, vu qu’il possède un des premiers GS collector. Contact, une impulsion sur le bouton mode/éco et celui de start et le 3 cylindres nous fait entendre son rugissement. Un bon bruit de bécane, même avec l’échappement de base.

Et m…. ! Il est où le bouton de frein de stationnement? En face de moi je n’ais que le bouchon de réservoir type moto. Astucieux la reconversion des commandes du RT, l’interrupteur du frein de stationnement est à la place de celui du pare-brise. L’affichage est identique au RS, simple et efficace, manque juste l’heure.

C’est bon tout le monde est prêt, une pression sur la pédale de frein pour enclencher la première de la boîte SE6, tiens pas le fameux « clonk » de ma boîte SE5 ! et le F3 se lance en douceur. En dynamique la position de conduite s’avère confortable et elle le restera toute la journée,  malgré ce qui nous attends. Pas de sensation de lourdeur sur le train avant, on tourne le guidon presque avec un doigt. Sortie du circuit, accélération tranquille, on monte les rapports dans une douceur surprenante et un joli feulement  du trois cylindres. Les cinq F3 se lancent sur la voie rapide accompagnés par l’équipe de KFOTO.

Le rythme est donné par Pep NOGUERA, notre accompagnateur et guide BRP. La circulation dans le trafic se fait de manière fluide, bonne visibilité arrière grâce aux deux rétroviseurs bien positionnés. Pour doubler, juste un filet de gaz même en 6éme et le F3 nous informe de ses capacités. La pédale de frein se trouve assez naturellement avec le pied, juste à le tourner vers l’intérieur et à appuyer, enfin pas trop car les Brembo sont là…
Le confort d’assise et de suspension sont un peu déconcertant, on est vraiment à l’aise. En rythme de croisière (90-100) les courbes et virages s’avalent en douceur. Est-ce que ça va durer… La côte montagneuse de l’île approche, YESSS ! Pep allonge le rythme et on attaque les premiers virelos, et moi comme un blaireau au premier vrai virage je commence à me crisper sur le guidon et les cales pieds prêt à batailler pour garder le rythme et plus si affinité.

Et là….rien ! On passe le virage sans forcer, sans pression, légère coupure de gaz, on rouvre à la sortie…
WAOUHHH!!! Je viens de comprendre le slogan. Ce n’est pas un coup de pied au cul (pas encore), c’est une main qui vous pousse fermement. J’ai sortie les épaules et le buste pour rien, heureusement il n’y avait pas les photographes, j’aurais eu l’air ridicule. Fini cette sensation d’être attiré vers l’extérieur, le moteur fait merveille, le train avant ne bouge pas d’un poil, tout l’avant est collé à la route. Je sens que la journée démarre bien.

majorque 7 Tiens une courbe à gauche, et encore une, une à droite, petite ligne droite, gaz oups! Pas trop, d’impulsion sur les freins Brembo qui répondent tout de suite présents. On en oublie presque d’admirer le paysage.

On grimpe et les courbes se resserrent de plus en plus, les épingles arrivent, à l’attaque et toujours rien, le train avant ne bronche pas. Par contre ça commence à jouer du train arrière, mes prédécesseurs glissent gentiment en sortie à l’accélération, surement pareil pour moi mais on ne le sent pas. Ce sera notre premier point commun, l’arrière glisse mais on ne le sent pas, ça se fait en douceur. On va enchainer comme ça pendant une heure de vrai bonheur.

La boîte SE6 fait des merveilles et pour peu que l’on reste au dessus des 3000 trm, c’est très joueur avec des petits accès de grondement du 1330. Et toujours pas moyen de le mettre en défaut ou alors c’est que c’est véritablement moins violent au niveau coupure.

Maintenant c’est l’heure d’un petit café. En descendant des F3, Siggi et moi croisons nos regards et éclatons de rire, car effectivement au niveau protection au vent, c’est zéro et nos parties intimes se rapprochent du bernard l’hermite (pour les Bretons) ou de l’escargot (pour les autres). La carrosserie plate génère un flux d’air en direct ‘’live’’ vers le haut intérieur des cuisses. Achat obligatoire du caleçon en laine ou polaire par des températures inférieures à 12° et il n’est pas dans le catalogue.

majorque 8

Nous sommes tous les quatre bluffés par cette machine. Les aprioris sur la position, le fait que l’on ne pourrait surement ne pas taquiner le bitume, tout cela s’envole.
Le F3 est joueur, très joueur ! Bref, il est bien né. Le café est bu rapidement car on en redemande ! La descente vers notre lieu de déjeuner se fera dans la même euphorie.

Rodolphe Cuzon

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3 Responses

  1. nouanda dit :

    c’est avec grand plaisirs , que je relis le récit de Rodolphe , l’ayant déjà lu sur s4e ….

    merci, a Rodolphe pour se sublime reportage!

    ciao, NOUANDA

  2. Caliméro77 dit :

    Sublime récit j’adore.
    Je reconnais cette plume.

  3. YVDU12 dit :

    Les commentaires et vidéos de notre compère El Gator (dit Roro pour les intimes) nous ont permis de mieux cerner le produit F3, ne reste qu’à essayer les bébés chez nos concessionnaires préférés.
    Encore « Bien Vu » Yves

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